La Cathédrale Sainte-Réparate, un magnifique lieu de concert, emblématique de l’art baroque romain
La Cathédrale Sainte-Réparate doit son nom à la sainte patronne de la ville et du diocèse de Nice, jeune fille martyrisée en Palestine lors des persécutions de l’Empereur Dèce (240-251). Son culte s’est répandu répandu en Italie depuis le haut Moyen Âge et parvint à Nice au XIème siècle où une chapelle est lui tout d’abord dédiée sur la colline du Château, en 1075. En 1576, l’évêque et les chanoines décidèrent de transférer cette chapelle dans la ville basse. Au XVIIe siècle, vétuste et exiguë, l’édifice sera remplacé par l’actuelle église éponyme, chef-d’œuvre dessiné selon les canons de l’art baroque, sur les plans de l’architecte niçois Jean-André Guibert. L’édifice est inspiré par Saint-Pierre de Rome : une croix latine avec une large nef centrale, un grand transept, deux nefs latérales avec chacune quatre chapelles. Les peintures, stucs, dorures et autres frises embelliront chaque partie. Après de longues années de travaux, notamment trente ans de gros œuvre, l’évêque Provana de Leyni fit réaliser, en 1685, le maître-autel majestueux et la balustrade du cœur en marbres polychromes frappés de ses armes. La cathédrale sera finalement consacrée le 3 mai 1699. Le clocher longiligne, quant à lui, date du XVIIIe siècle. Au total, sa construction dura plus d’un siècle. Aujourd’hui, l’église conserve ses décorations d’origine. Le 30 mai 1949, le Pape Pie XII, à l’occasion du deux cent cinquantième anniversaire de la consécration de Sainte-Réparate, a élevé la cathédrale au rang de basilique.
En 2015, à l’occasion de l’inauguration des travaux de restauration de la cathédrale Sainte-Réparate, l’association Les Moments Musicaux des Alpes-Maritimes est créée pour faire rayonner la musique au plus haut niveau dans ce lieu magnifique. Depuis cette date, l’association y a organisé de nombreux concerts et a invité les plus grands artistes français et internationaux à s’y produire.


